Les Éditions du Mécène Réédition 2026
Un document historique qui fera date. Le Paris photographié par Charles Marville vers 1860, et les mêmes lieux aujourd’hui. Un cadeau de prestige à l’image de votre entreprise.
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Réédition2026L’ouvrage
1860 — Haussmann charge le photographe Charles Marville de photographier ce qui devait être détruit au cours de la transformation de Paris.
2026 — Près de 170 ans plus tard, le Studio Traktir photographie pendant deux années les mêmes lieux, de l’endroit exact d’où Marville avait pris ses clichés, précisé dans ses notes conservées à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
Le livre — Les Éditions du Mécène rééditent l’ouvrage de cette comparaison de Paris avant Haussmann et tel qu’il est devenu aujourd’hui : 640 photographies, 320 de Marville et 320 d’aujourd’hui, plus de 100 plans comparatifs, et 320 légendes qui expliquent la transformation de Paris depuis le Second Empire.

Extraits de l’ouvrage

Ier arrondissement
Vues prises depuis l’aile sud du Louvre, en direction du Palais-Royal
Entre le jardin des Tuileries et le Palais du Louvre, la place du Carrousel, amorcée en 1662, n’a été véritablement réalisée que sous le Second Empire, avec la suppression totale des ruelles mal famées qui l’encombraient.
La photo de Marville montre la place en cours de démolition ; la pyramide de Pei a remplacé les immeubles des rues du Carrousel et de Chartres.
« C’était dans notre logement commun de la rue du Doyenné… » — Gérard de Nerval, 1852

IIIe arrondissement
Depuis le carrefour des rues de Turbigo et Montgolfier
Sur la photo de Marville, derrière les immeubles bientôt détruits, on reconnaît la tour surmontée de son clocheton… et la chapelle du Musée des Arts-et-Métiers, qui apparaît dans son entièreté après l’ouverture de la rue Réaumur.
« Des monuments, dégagés des hideuses masures qui les masquaient, se montrent pour la première fois dans leur beauté complète… » — Théophile Gautier, 1855

IVe arrondissement
Vues prises vers la place de la Bastille, au niveau de la caserne des Célestins
À partir de 1866 fut percé le nouveau boulevard Henri IV afin de relier la Seine à la Bastille. Pour le percer, il fallut détruire l’hôtel de Lesdiguières et passer à travers les jardins du couvent des Célestins.
En arrière-plan, la colonne de Juillet.

VIIe arrondissement
Difficile d’imaginer que les photos ont été prises précisément du même endroit
Le carrefour de la rue Saint-Dominique et de la rue du Bac, photographié par Marville, est devenu celui que forment aujourd’hui la rue du Bac et les boulevards Saint-Germain et Raspail.

VIIIe arrondissement
Vues prises depuis l’angle des avenues Franklin-Roosevelt et Montaigne
La statue équestre de Napoléon Ier fut installée au centre du Rond-Point, probablement lors de l’Exposition universelle de 1855.
Elle n’y resta pas longtemps : un article du Journal illustré de 1864 nous apprend qu’elle avait déjà disparu de la place.

XIVe arrondissement
Du faubourg Saint-Jacques à la Tombe-Issoire
Toutes les maisons qui bordaient la rue Leclerc, ouverte vers 1780, ont disparu en 1859, lors du percement du boulevard Arago.
L’ancienne avenue du Commandeur, devenue rue en 1877, tient son nom de la Commanderie de Saint-Jean-de-Latran.

XVIe arrondissement
L’ancienne avenue de l’Impératrice, puis avenue du Bois
En 1865, lorsque Marville prit son cliché, l’avenue de l’Impératrice était encore peu construite.
Elle menait au tout nouveau Bois de Boulogne et devint l’une des promenades parisiennes les plus en vogue, enviée du monde entier.
« Quarante mètres ! Mais monsieur, c’est le double, le triple qu’il nous faut. » — Haussmann à Hittorff

XIXe arrondissement
Vues prises en direction du quartier de la Villette
La photo de Marville date de 1865, lors des travaux d’aménagement. En bas à droite, l’emplacement du futur lac en cours de déblaiement, que l’on voit achevé sur la photo récente.
Les arbres du parc ont poussé, comme les immeubles et les tours.

Ier arrondissement
Abattue par la Commune, réédifiée en 1873
Le 16 mai 1871, la Commune faisait scier la colonne à sa base et l’abattait sur un lit de sable et de paille.
Elle fut réédifiée le 30 mai 1873, aux frais de Courbet. La photo de Marville montre sa réinstallation, après la restauration de ses bas-reliefs.
Et des centaines d’autres vues, arrondissement par arrondissement : 640 photographies au total. Exposé en 2011 à l’Académie d’Architecture, place des Vosges.
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